Un plus savant que moi, Paschal, ira songer
Avecques l'Ascréan dessus la double cime :
Et pour être de ceux dont on fait plus d'estime,
Dedans l'onde au cheval tout nu s'ira plonger.
Quant à moi, je ne veux, pour un vers allonger,
M'accourcir le cerveau : ni pour polir ma rime,
Me consumer l'esprit d'une soigneuse lime,
Frapper dessus ma table ou mes ongles ronger.
Aussi veux-je, Paschal, que ce que je compose
Soit une prose en rime ou une rime en prose,
Et ne veux pour cela le laurier mériter.
Et peut-être que tel se pense bien habile,
Qui trouvant de mes vers la rime si facile,
En vain travaillera, me voulant imiter.
(C) Joachim Du Bellay
03/25/2017
Best Poems of Joachim Du Bellay
- A Son Livre
- 79
- Je Nai Jamais Pensé Que Cette Voà»te Ronde
- Si La Perte Des Tiens, Si Les Pleurs De Ta Mère
- Et Puis Je Vis Larbre Dodonien
- Voyant Lambition, Lenvie, Et Lavarice,
- Tu Ne Crains La Fureur De Ma Plume Animée
- Et Je Pensais Aussi Ce Que Pensait Ulysse,
- à? Beaux Cheveux Dargent Mignonnement Retors !
- De Ce Royal Palais Que Bâtiront Mes Doigts,
- Que Dirons-nous, Melin, De Cette Cour Romaine
- Si Mes à?crits, Ronsard, Sont Semés De Ton Los
- Ny Par Les Bois Les Driades Courantes,
- Tant Que Loiseau De Jupiter Vola,
- Cent Fois Plus Quà Louer On Se Plaît à Médire
- Nous Ne Faisons La Cour Aux Filles De Mémoire,
- à? Combien Est Heureux Qui Nest Contraint De Feindre,
- Marcher Dun Grave Pas, Et Dun Grave Sourcil,
- A Sonnet To Heavenly Beauty
- Le Babylonien Ses Hauts Murs Vantera
- La Jeunesse, Du Val, Jadis Me Fit écrire