Tu sois la bienvenue, à´ bienheureuse trêve !
Trêve que le chrétien ne peut assez chanter,
Puisque seule tu as la vertu d'enchanter
De nos travaux passés la souvenance grève.
Tu dois durer cinq ans : et que l'envie en crève :
Car si le ciel bénin te permet enfanter
Ce qu'on attend de toi, tu te pourras vanter
D'avoir fait une paix qui ne sera si brève.
Mais si le favori en ce commun repos
Doit avoir désormais le temps plus à propos
D'accuser l'innocent, pour lui ravir sa terre :
Si le fruit de la paix du peuple tant requis
A l'avare avocat est seulement acquis :
Trêve, va-t'en en paix, et retourne la guerre.
(C) Joachim Du Bellay
04/03/2017
Best Poems of Joachim Du Bellay
- A Son Livre
- 79
- Je Nai Jamais Pensé Que Cette Voà»te Ronde
- Si La Perte Des Tiens, Si Les Pleurs De Ta Mère
- Et Puis Je Vis Larbre Dodonien
- Voyant Lambition, Lenvie, Et Lavarice,
- Tu Ne Crains La Fureur De Ma Plume Animée
- Et Je Pensais Aussi Ce Que Pensait Ulysse,
- à? Beaux Cheveux Dargent Mignonnement Retors !
- De Ce Royal Palais Que Bâtiront Mes Doigts,
- Que Dirons-nous, Melin, De Cette Cour Romaine
- Si Mes à?crits, Ronsard, Sont Semés De Ton Los
- Ny Par Les Bois Les Driades Courantes,
- Tant Que Loiseau De Jupiter Vola,
- Cent Fois Plus Quà Louer On Se Plaît à Médire
- Nous Ne Faisons La Cour Aux Filles De Mémoire,
- à? Combien Est Heureux Qui Nest Contraint De Feindre,
- Marcher Dun Grave Pas, Et Dun Grave Sourcil,
- A Sonnet To Heavenly Beauty
- Le Babylonien Ses Hauts Murs Vantera
- La Jeunesse, Du Val, Jadis Me Fit écrire