Qui niera, Gillebert, s'il ne veut résister
Au jugement commun, que le siège de Pierre
Qu'on peut dire à bon droit un paradis en terre,
Aussi bien que le ciel, n'ait son grand Jupiter ?
Les Grecs nous ont fait l'un sur Olympe habiter,
Dont souvent dessus nous ses foudres il desserre :
L'autre du Vatican délâche son tonnerre,
Quand quelque roi l'a fait contre lui dépiter.
Du Jupiter céleste un Ganymède on vante,
Le tusque Jupiter en a plus de cinquante :
L'un de nectar s'enivre, et l'autre de bon vin.
De l'aigle l'un et l'autre a la défense prise,
Mais l'un hait les tyrans, l'autre les favorise :
Le mortel en ceci n'est semblable au divin.
(C) Joachim Du Bellay
04/04/2017
Best Poems of Joachim Du Bellay
- A Son Livre
- 79
- Je Nai Jamais Pensé Que Cette Voà»te Ronde
- Si La Perte Des Tiens, Si Les Pleurs De Ta Mère
- Et Puis Je Vis Larbre Dodonien
- Voyant Lambition, Lenvie, Et Lavarice,
- Tu Ne Crains La Fureur De Ma Plume Animée
- Et Je Pensais Aussi Ce Que Pensait Ulysse,
- à? Beaux Cheveux Dargent Mignonnement Retors !
- De Ce Royal Palais Que Bâtiront Mes Doigts,
- Que Dirons-nous, Melin, De Cette Cour Romaine
- Si Mes à?crits, Ronsard, Sont Semés De Ton Los
- Ny Par Les Bois Les Driades Courantes,
- Tant Que Loiseau De Jupiter Vola,
- Cent Fois Plus Quà Louer On Se Plaît à Médire
- Nous Ne Faisons La Cour Aux Filles De Mémoire,
- à? Combien Est Heureux Qui Nest Contraint De Feindre,
- Marcher Dun Grave Pas, Et Dun Grave Sourcil,
- A Sonnet To Heavenly Beauty
- Le Babylonien Ses Hauts Murs Vantera
- La Jeunesse, Du Val, Jadis Me Fit écrire