Je vis sourdre d'un roc une vive fontaine,
Claire comme cristal aux rayons du soleil,
Et jaunissant au fond d'un sablon tout pareil
A celui que Pactol roule parmi la plaine.
Là semblait que nature et l'art eussent pris peine
D'assembler en un lieu tous les plaisirs de l'oeil :
Et là s'oyait un bruit incitant au sommeil,
De cent accords plus doux que ceux d'une sirène.
Les sièges et relais luisaient d'ivoire blanc,
Et cent nymphes autour se tenaient flanc à flanc,
Quand des monts plus prochains de faunes une suite
En effroyables cris sur le lieu s'assembla,
Qui de ses vilains pieds la belle onde troubla,
Mit les sièges par terre et les nymphes en fuite.
(C) Joachim Du Bellay
03/25/2017
Best Poems of Joachim Du Bellay
- A Son Livre
- 79
- Je Nai Jamais Pensé Que Cette Voà»te Ronde
- Si La Perte Des Tiens, Si Les Pleurs De Ta Mère
- Et Puis Je Vis Larbre Dodonien
- Voyant Lambition, Lenvie, Et Lavarice,
- Tu Ne Crains La Fureur De Ma Plume Animée
- Et Je Pensais Aussi Ce Que Pensait Ulysse,
- à? Beaux Cheveux Dargent Mignonnement Retors !
- De Ce Royal Palais Que Bâtiront Mes Doigts,
- Que Dirons-nous, Melin, De Cette Cour Romaine
- Si Mes à?crits, Ronsard, Sont Semés De Ton Los
- Ny Par Les Bois Les Driades Courantes,
- Tant Que Loiseau De Jupiter Vola,
- Cent Fois Plus Quà Louer On Se Plaît à Médire
- Nous Ne Faisons La Cour Aux Filles De Mémoire,
- à? Combien Est Heureux Qui Nest Contraint De Feindre,
- Marcher Dun Grave Pas, Et Dun Grave Sourcil,
- A Sonnet To Heavenly Beauty
- Le Babylonien Ses Hauts Murs Vantera
- La Jeunesse, Du Val, Jadis Me Fit écrire