Fuyons, Dilliers, fuyons cette cruelle terre,
Fuyons ce bord avare et ce peuple inhumain,
Que des dieux irrités la vengeresse main
Ne nous accable encor sous un même tonnerre.
Mars est désenchaîné, le temple de la guerre
Est ouvert à ce coup, le grand prêtre romain
Veut foudroyer là -bas l'hérétique Germain
Et l'Espagnol marran, ennemis de saint Pierre.
On ne voit que soldats, enseignes, gonfanons,
On noit que tambourins, trompettes et canons,
On ne voit que chevaux courant parmi la plaine :
On n'oit plus raisonner que de sang et de feu,
Maintenant on verra, si jamais on l'a veu,
Comment se sauvera la nacelle romaine.
(C) Joachim Du Bellay
03/15/2017
Best Poems of Joachim Du Bellay
- A Son Livre
- 79
- Je Nai Jamais Pensé Que Cette Voà»te Ronde
- Si La Perte Des Tiens, Si Les Pleurs De Ta Mère
- Et Puis Je Vis Larbre Dodonien
- Voyant Lambition, Lenvie, Et Lavarice,
- Tu Ne Crains La Fureur De Ma Plume Animée
- Et Je Pensais Aussi Ce Que Pensait Ulysse,
- à? Beaux Cheveux Dargent Mignonnement Retors !
- De Ce Royal Palais Que Bâtiront Mes Doigts,
- Que Dirons-nous, Melin, De Cette Cour Romaine
- Si Mes à?crits, Ronsard, Sont Semés De Ton Los
- Ny Par Les Bois Les Driades Courantes,
- Tant Que Loiseau De Jupiter Vola,
- Cent Fois Plus Quà Louer On Se Plaît à Médire
- Nous Ne Faisons La Cour Aux Filles De Mémoire,
- à? Combien Est Heureux Qui Nest Contraint De Feindre,
- Marcher Dun Grave Pas, Et Dun Grave Sourcil,
- A Sonnet To Heavenly Beauty
- Le Babylonien Ses Hauts Murs Vantera
- La Jeunesse, Du Val, Jadis Me Fit écrire